> Ce modèle n’a souvent plus de justification économique. Souvent même, il coûte à la collectivité au travers de financements qui ont subventionné les équipements, la culture et maintenant les réserves » [47]. En ce sens, la mise en œuvre de la DCE contribue ici à rouvrir le débat sur la politique agricole régionale et les coûts pour la collectivité de la maïsiculture. Alors que depuis des années, les irrigants mettent en avant les bénéfices territoriaux de l’agriculture irriguée (en termes d’emplois, d’aménagement) et les bénéfices pour le milieu et l’ensemble des autres usages des retenues de substitution, les APNE rabattent elles systématiquement le coût de ces ouvrages, financés en majeure partie par de l’argent public, sur le bénéfice de quelques irrigants qui verraient ainsi leur revenu stabilisé grâce à l’irrigation [48].