Dévoré ce week-end, le dernier essai du journaliste @hubertguillaud Les algorithmes contre la société, chez @Lafabrique 😍 , est une réussite. Guillaud, à la tête de l’indispensable site @danslesalgorithmes dresse un panorama analytique des effets produits par certains systèmes (algorithmes, intelligences artificielles, etc.) quand ils sont déployés dans le service public mais également au sein des entreprises privées.
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🔻 Cinq chapitres qui auscultent différents champs où le calcul a été imposé, avant tout pour des raisons idéologiques et dans l’idée de trier des masses, le plus souvent non pas pour inclure mais bien pour exclure. C’est le cas à la CNAF, où la chasse aux fraudeurs a conduit à bâtir des algorithmes discriminants, et Guillaud de rappeler que « La surveillance des publics dont
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les revenus sont irréguliers est plus forte et fréquente que pour les autres. » (p. 48). C’est également le cas avec Parcoursup qui utilise des « critères absurdes qui passent pour objectifs et rationnels afin de maintenir la fable du mérite dans notre système scolaire » (p. 63).
🔻 D’autres domaines souvent moins visibles sont concernés, comme le recrutement, où « l’astrologie de bureau » tourne à plein régime pour créer
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des distinctions artificielles aussi biaisées qu’inefficaces, ou encore la fixation des prix de nombreux produits sur la base d’une « tarification de la surveillance » (p. 108), tournant parfois carrément à l’arnaque. Guillaud est sans concession, « dans le monde du travail, le numérique ne produit aucun progrès social. » (p. 90).
🔻 Outre son aspect didactique, le livre d’Hubert parvient surtout à allier synthèse et exhaustivité.